Parfois, suite à quelques années de vie commune, voire juste après quelques mois, il arrive que toute communication soit devenue impossible. Une distance de plus en plus importante s’installe alors, dans la relation de couple.

Des témoins assistent, impuissants, à la séparation de deux êtres qui leur semblaient très proches, très attachés l’un à l’autre, auparavant.

Beaucoup s’interrogent :

  • « Comment ont-ils pu en arriver là ? »

L’origine provient souvent d’un manque de dialogue. Cela crée de l’incompréhension mutuelle.

Petit à petit, insidieusement, des tensions, des non-dits, des silences se sont invités et ont remplacé la complicité, les moments de partage, faits de bonne humeur et de légèreté.

Chacun adopte un comportement qui lui est personnel, et se renferme dans « SA vision du monde », pensant celle-ci la seule valable. Il est difficile d’imaginer ou d’accepter comme recevable, celle de son conjoint, tant elle peut être différente.

Certains(es) voient la vie à deux, comme un enfermement dans une cage, dont ils s’imaginent ne plus pouvoir sortir. D’autres en revanche, y voient une certaine sécurité.

D’où cela provient-il ?

Cela est dû à notre inconscient qui joue un grand rôle dans le choix de nos conjoints.

Il essaie de recréer le passé, l’environnement de notre enfance, favorisant ce qu’il connaît, par rapport à l’inconnu.

Nous sommes dotés(es) d’une couche intérieure primitive appelée « le cerveau reptilien. » Celui-ci est emprisonné dans un schéma archaïque et a un besoin irrésistible, de réparer les dégâts psychologiques et émotionnels, qui ont marqué notre jeunesse.

Il prend généralement les commandes et sélectionne minutieusement nos partenaires en ce sens.

Il considère qu’en passant par eux, il pourra poursuivre son objectif de base, à savoir :

  • Notre réparation, si nous ne le faisons pas par nous-mêmes.

En découle une histoire amoureuse faisant souvent resurgir des frustrations, des blessures non résolues, succédant à la phase idyllique, appelée « lune de miel », du début de la relation.

Chaque personne est alors amenée à emprunter un terrain plus ou moins accidenté, voire miné.

Exemple :

Nous pouvons, nous sentir abandonnés(es) par le simple fait que notre conjoint(e) ne soit pas suffisamment disponible, du moins par rapport à nos attentes. Ce dernier ou cette dernière, se trouvant régulièrement en déplacement à l’extérieur, pour des raisons professionnelles.

Sans le vouloir, il ou elle va réactiver, au fil du temps, un sentiment d’abandon, perçu lorsque nous étions petits(es), durant les premières années de notre vie. Nos parents nous ayant confiés(es) fréquemment à la garde d’une baby-sitter, pour sortir en soirée, leur vie sociale étant active.

Le ou la partenaire de vie, n’ayant pas vécu cela, ou ayant grandi(e) dans un environnement de sécurité et de tendresse, ne pourra pas se mettre à sa place, ni deviner l’ampleur de son mal-être.

Sa souffrance émotionnelle peut en être du coup, minimisée, non comprise, non prise en considération.

Ce qui amènera l’émotion perçue à persister et à se montrer de plus en plus envahissante, afin d’être reconnue, entendue, guérie.

C’est en prenant conscience, conjointement, de ces mécanismes, qu’il sera possible de trouver ensemble, des solutions adéquates, réalisables et satisfaisantes.

L’équilibre de la relation, passant par une reconnaissance, une satisfaction des besoins vitaux et personnels, de chacun. Chaque partenaire devant se considérer, et faire de même avec son conjoint, afin d’être tous les deux sur un plan de totale égalité.

A titre d’exemple :

Le conjoint absent pour son travail peut être plus présent par téléphone, sms, skype etc… malgré la distance géographique, imposée. Son ou sa partenaire se sentira ainsi moins isolé(e), et sera rassuré(e) par ses marques d’attention personnelle, celles-ci lui prouvant son importance dans la relation.

Se sentant reconnu(e), il lui sera également plus facile de pourvoir à son tour, à un besoin tout autant justifié, existant chez l’autre. Celui-ci pouvant lui être encore méconnu, présentement.

Il peut être difficile de mettre ceci en place, surtout lorsqu’il y a un sentiment d’incompréhension, si du ressentiment s’est installé dans votre histoire, et que vous vivez une distance relationnelle avec votre partenaire.

Une relation peut toucher à sa fin. Ce n’est pas un échec, plutôt une expérience de vie.

Pour éviter de reproduire le même scénario, avec quelqu’un d’autre, le mieux est de mettre à profit cette période de solitude, prendre soin de vous par vous-même, en allant à la rencontre de QUI vous êtes.

Si le couple décide de rester unis, il faut s’assurer qu’il reste un semblant de sentiments réciproques. Un vase cassé, même recollé, reste fragile. Il est difficile de poursuivre comme si rien n’avait été brisé.

Quelle que soit l’option choisie, il vous faudra mettre en place de nouveaux comportements. Des solutions existent.

Dans tous les cas, TOUT part de soi.

Si vous le souhaitez, je peux vous seconder dans cette réalisation.

Catherine Cara – Coach et formatrice.