Que se passe-t-il lorsque que nous voulons partager un sujet de conversation avec quelqu’un et que les échanges semblent laborieux ?

De quoi cela peut-il provenir ?

  • Du fait de trop en dire ?
  • De nos difficultés à nous exprimer ?
  • D’un manque de clarté ?
  • Que le moment ne soit pas bien choisi ?
  • Que l’endroit ne s’y prête pas ?
  • De par l’inattention ou l’incompréhension de notre auditoire ?

Quoi qu’il en soit, nous nous rendons compte que cette personne semble ne pas nous entendre… Et semble-t-il, ne pas nous comprendre. D’où le questionnement d’avoir une bonne communication, de bons échanges interpersonnels.

Bien souvent, nous pensons qu’être un(e) bon (bonne) communicant(e) est imagé par un(e) conférencier(e), par exemple.

Est-ce vraiment le cas ?

Il semblerait que pour certains(es), oui… Sans que cela s’avère cependant exact pour la majorité d’entre eux (elles).

En effet, parler est une chose, écouter, comprendre, en est une autre. Avoir des échanges, c’est dialoguer à deux ou plus, selon les circonstances. Avec des temps de pause, d’écoute active, d’accueil des propos de l’autre, de silence.

On peut penser que c’est évident ! Certes, mais qu’en est-il dans la réalité ? Est-ce si simple ?

Pris(e) par notre élan, pensons-nous à vérifier que nous ne sommes pas hors sujet ou dans l’interprétation ? Sommes-nous suffisamment attentifs(ives) aux comportements de notre auditoire, à savoir : hochement de tête, mouvement de recul, repli, agitation, etc…

Bien souvent, la réponse est non. Est-il possible que nous l’imaginions approbateur, approbatrice, alors qu’il n’en est rien ? Ceci peut être une éventualité.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que nous soyons nécessairement superficiels(elles) égocentrés(es), vindicatifs(ves) ou que notre entourage soit « à la ramasse ».

En revanche, cela peut être la source de nombreux problèmes qui peuvent en découler, voire s’amplifier au fil du temps, sur le plan personnel, familial, professionnel, social.

Le manque de dialogue, le manque de compréhension, s’avérant être un réel problème de société. Est-ce que cela s’accentue avec l’évolution de celle-ci?

Et que dire de la messagerie ? Passer par ce biais dans le but d’apporter des éclaircissements, de l’argumentation, des approfondissements sur n’importe quel sujet, semble nous faire avancer respectivement sur plus de confusion, si ce n’est se mouvoir sur un terrain miné au final.

Il semblerait que ce moyen de communication aboutisse à une non-communication ou du moins à un vrai méli-mélo, souvent. Le contre-sens perçu par le biais de l’écriture, faisant souvent comprendre l’inverse de ce que nous souhaitions exprimer à la base, manquant d’interaction visuelle.

Nous sommes nombreux(ses) à faire ce constat, à un moment donné dans notre vie de tous les jours. Dans le passé, en était-il de même ?

Si cela vous donne envie d’en débattre, vous pouvez rejoindre notre groupe Exclarrogativement où nous vous proposons de vous exprimer sur ce sujet, dans le respect et avec bienveillance, le but étant de décrire des situations, d’échanger des pistes de réflexion, éventuellement.

Catherine CARA